J’ai un truc qui me travaille depuis des semaines.
Vous savez, ces mots qu’on se réapproprie pour se sentir puissantes ?
- « Boss bitch »
- « Sale conne »
- « salope et fière »
Sur le moment, ça reprend le contrôle.
Ça hurle « je refuse votre mépris ».
Oui, le reclaiming d’insultes comme « bitch » ou « salope » nous promet de l’empowerment, mais au fond, ça me laisse un goût amer …
J’ai creusé le sujet, et je suis convaincue que sur le long terme, ça fait plus de mal que de bien aux femmes, et aux nouvelles générations.
Ma vérité c’est que mon corps, mon cœur, refusent ces réappropriations.
Le shot d’adrénaline qui ne tient pas
Se dire « bitch » quand on nous écrase, c’est instinctif.
Un cri primal.
Un moyen de transformer la honte en « et alors ? ».
Mais à long terme ?
Ça pique et ça banalise la violence verbale qu’on subit depuis toujours.
Ça pose aussi la question d’une quête d’existence via l’acceptation du mépris patriarcal, plutôt que sa destruction …
Des études psychologiques ont été menées et sont claires : même réappropriés, ces mots sexistes continuent de déshumaniser.
On se voit moins femmes, plus objets.
Moins dignes d’amour.
Et pour les survivantes de harcèlement, de viol, les entendre, même en mode « fière » peut rouvrir la plaie.
Mais au-delà de ça, quelle société on lègue aux générations futures ?
Nos enfants absorbent TOUT
C’est là que je rage vraiment.
Imagine : tu te nommes « badass bitch » sur Insta, et ton fils de 5 ans rentre de l’école, traité de « fils de salope » par un gamin qui a scrollé sa mère.
Ou ta fille qui adopte « queen bitch » comme identité cool, parce qu’elle a intégré que la puissance c’est s’auto-insulter …
Ça questionne non ?
On leur lègue quoi ?
Une génération qui ne sait plus faire la différence entre puissance et humiliation ?
Dans la cour de récré, ça devient « normal » de s’auto-insulter ?
Pourquoi on s’inflige ça ?
Jusqu’où ira-t-on pour exister ?
S’appeler « pute » pour revendiquer la liberté sexuelle ?
Recycler la violence patriarcale parce qu’on n’a pas d’autres mots ?
Moi je dis stop.
L’amour de soi n’a pas besoin de blesser pour briller.
On peut être puissantes, souveraines, alignées sans passer par la merde !
Ce que je nous propose, c’est de construire notre puissance avec des mots qui nous honorent, pas avec ceux qui nous rongent.
Mon chemin égotruiste
En tant que mentore en amour de soi, voici ce que je pratique et transmets :
- Un langage clean qui élève
« Puissante »,
« badasse »,
« souveraine »,
« alignée ».
Ces mots construisent une estime solide, pas un château de cartes.
. - Modéliser pour nos enfants (et nos enfants intérieurs !)
Je me parle avec douceur et je valide mes émotions sans grossièretés.
Et quand une grossièreté a besoin de sortir ? C’est fait proprement, dans un coussin, un bocal ou un espace safe.
. - Une bulle collective propre
Dans le Club Égotruiste, on dépose sans jugement,
on miroite avec cœur,
on se célèbre sans insulte.
Un espace où l’amour de soi se cultive proprement.
Et pssst : c’est offert 🤫
J’honore le courage de celles qui ont osé se réapproprier ces mots quand c’était l’unique façon d’exister.
Mais aujourd’hui, je rêve d’un second souffle.
Et toi ?
Jusqu’où es‑tu prête à aller pour t’aimer vraiment ?
Recycler la violence ou créer un nouveau langage ?
Si tu veux redéfinir la puissance sans blessures, rejoins-moi dans le Club égotruiste 🩷
Dis-moi là‑bas : quel mot te fait vibrer pour te sentir puissante SANS te diminuer ?
