… devient un acte d’amour
As-tu déjà remarqué à quel point il peut être difficile de parler de toi, sincèrement, sans te sentir gênée, coupable ou prétentieuse ?
Je le vois souvent dans le Club Égotruiste ❣️ ce cercle offert en ligne que j’ai créé pour l’amour de soi, pour les femmes qui souhaitent se (re)découvrir.
Quand une nouvelle femme rejoint le groupe, j’aime la célébrer et lui souhaiter la bienvenue en l’invitant à se présenter.
Et là, presque à chaque fois, la même réaction surgit :
“Oh, je n’aime pas parler de moi …”
Comme si, au moment de dire « voici qui je suis », une petite voix intérieure murmurait :
- « Tu prends trop de place »,
- « Ce n’est pas humble »,
- ou pire encore : « On va croire que tu te la racontes. »
Cette gêne, beaucoup d’entre nous la portent comme une seconde peau.
Je n’y ai pas échappé !
Longtemps, j’ai eu peur de parler de moi. Il n’aurait surtout pas fallu qu’on pense que je me la pète 😱
Mais cette peur ne vient pas de nulle part.
Elle est le fruit d’un conditionnement profond.
Depuis l’enfance, on nous a souvent appris (la plupart du temps de façon tout à fait inconsciente d’ailleurs) qu’il fallait être poli, modeste, discret, qu’il ne fallait pas « se vanter ».
Mais à force de confondre parler de soi avec se vanter, on a aussi désappris à se reconnaître.
Ce que la société nous a enseigné
Dans notre culture, surtout en Europe francophone, l’humilité est une valeur morale.
Mais souvent, ce mot a été tordu.
L’humilité authentique n’est pas le rabaissement, c’est la simplicité du vrai : pouvoir dire « voici ce que je suis » sans exagérer ni minimiser.
Or, beaucoup d’entre nous ont reçu un autre message :
- « ne parle pas trop de toi »
- « ne montre pas trop ce que tu fais bien »
- « ne dérange pas »
Résultat : apprendre à s’aimer devient difficile, car comment aimer quelqu’un qu’on n’ose même pas nommer ?
Comment s’honorer si l’on croit que s’exprimer, c’est « faire trop » ?
Parler de soi, ce n’est pas se vanter
Il existe une immense différence entre se mettre en avant pour briller et se révéler pour se relier.
Parler de soi, c’est un geste d’humanité
C’est partager un vécu, offrir un bout de vérité, inviter l’autre à rencontrer ton monde intérieur.
Lorsque tu dis « voici comment je me sens », « voici ce que j’ai appris », ou « voici ce qui me passionne », tu ne prends pas de la place aux autres !
Tu occupes simplement ta place.
Et c’est cela, s’aimer soi : s’autoriser à exister, à être entendue, à être vue sans honte.
Réapprendre à se dire
Réapprendre à parler de soi, c’est un véritable chemin de déconditionnement.
Ça demande :
- • De distinguer la vanité de la conscience de soi.
- • D’observer les jugements intérieurs hérités du passé.
- • De pratiquer la vulnérabilité : oser raconter son histoire, même imparfaite.
- • De reconnaître que la lumière n’est pas égoïste, elle inspire ! (Il suffit de voir l’énergie du Lion en astrologie alchimique 😍)
Parler de soi devient alors un acte de guérison.
C’est dire au monde : « Je ne suis pas parfaite, mais je suis présente. »
Et peut-être que c’est justement ça, le vrai amour de soi : ne pas toujours chercher à briller, mais simplement ne plus s’excuser d’être.
Évidemment, on en parle dans le Club égotruiste ❣
Tu viens ?
